Association Régionale Des Documentalistes de l’Enseignement Privé Région Centre

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Publié : 25 octobre 2009

Les espaces info documentaires ...

je vous soumets ci dessous une réponse que j’ai apportée sur la liste ... vous y reconnaitrez mes réflexions quelque peu provocatrices mais je serais heureux d’avoir votre sentiment !

la question posée

Bonjour Dans le cadre de ma préparation au CAPES externet de documentation, je sollicite votre avis sur les principes d’organisation des espaces documentaires et pourriez vous me conseiller une bibliographie ou une webographie traitant de ce sujet ?

ma "réponse"

Chère future collègue

merci pour cet angle de travail qui à mon avis est essentiel pour l’avenir de la profession. La notion de CDI devient de plus en plus extrêmement réductrice lorsqu’on prétend travailler sur les espaces documentaires d’un EPLE ... Je n’ai pas de bibliographie à vous proposer car tous les documents (savoirs cdi par exemple, et les sites académiques des doc ...) sont trop anciens ou en tout cas ne tiennent pas (encore ?) compte de la révolution internet au coeur du management documentaire

une remarque qui correspond à l’état de ma réflexion sur le sujet : la notion de documentation ne peut plus etre la seule approche : elle est bien trop centrée traditionnellement sur l’archivage ou le simple accès au document physique. Aujourd’hui la virtualisation des supports oblige à parler de management info-documentaire et c’est à mon point de vue à ce niveau que les documentalistes en établissement scolaire ont à apporter une contribution essentielle même si elle change profondément notre positionnement professionnel

c’est donc bien l’information, et la formation des jeunes dans ce domaine, qui doit orienter les réflexions sur les espaces et les cursus d’apprentissage en milieu scolaire. La notion d’espace est d’ailleurs peut etre elle même périmée, je préfère parler d’environnements informationnels face à la multiplication des accès possibles : les espaces numériques de travail qui vont se développer deviennent les vrais CDI de demain, ce qui veut dire que le "C" ne veut plus dire grand chose ! il s’agit bien d’être "présents" et actifs là où les élèves accèdent à l’information, et le mot présent est de fait entre guillemets : les jeunes accèdent à l’information pendant les cours ou de chez eux bien plus qu’au CDI par exemple ...

voici donc quelques réflexions qui visent à bousculer votre première approche, elles ne prétendent pas à la vérité mais plutot à vous encourager : votre réflexion peut servir grandement à l’évolution d’une profession qui à mon point de vue s’accroche encore bien trop au Capes et à sa branche "pédagogique" pour justifier un positionnement obsolète, voire mortifère mais tout ceci n’engage que moi bien sur, chacun connait mes positions iconoclastes en la matière !

1 Message

  • Comme R. Peirano, il y a pour moi une pluralité d’espaces info-documentaires et si je suis d’accord avec D. koenig sur la nécessité pour les documentalistes scolaires d’y être présents et actifs, c’est bien parce que l’on a un rôle à jouer dans cet environnement informationnel où nous exerçons : l’établissement scolaire. Si le mot "centre" n’est plus vraiment adapté, je n’irais pas jusqu’à le changer par le mot "service" même si c’est bien ce que j’ai le sentiment de faire au quotidien par la mise à disposition de ressources, par une veille régulière associée à la diffusion de contenus et de connaissances, etc. Mais ce service, il est surtout motivé par le désir de participer à la mise en œuvre d’un système d’information dans lequel en tant que documentaliste scolaire, je vais proposer des ressources, guider, orienter et former des usagers pour les exploiter, mettre à disposition des contenus via différents outils pour faciliter la transmission des connaissances, pour susciter le désir d’apprendre, pour encourager le partage de connaissances... Mon métier, je le vois comme une formidable opportunité d’être au cœur d’un vaste système d’informations et de pouvoir contribuer à lui donner du sens...pour les autres ! Comme je ne suis pas très à l’aise avec la notion de "management info-documentaire" proposée par D. Koenig, je suis allé regarder du côté des "management" dans notre domaine de compétences. or voilà que ces lectures -rapides - m’ont amené à découvrir que ce que j’essayais de faire chaque jour depuis le CDI (ou plus souvent de chez moi pour alimenter les espaces documentaires virtuels liés au CDI), cela ressemblait fortement à de la gestion de contenus via un CMS, à de la diffusion de l’info ciblée par courriel en même temps que de la veille informationnelle, à la gestion d’un portail de ressources, mais aussi à du pilotage plus ou moins formalisé de dispositifs pédagogiques, et à des tentatives parfois maladroites d’encourager la collaboration entre les usagers (professeurs et élèves), etc. Tout cela, on le retrouve dans ce que l’on appelle du knowledge management, c’est le quotidien du documentaliste scolaire et à mon avis, c’est dans cette direction que notre profession va évoluer.Alors bien sûr c’est employé pour les entreprises, mais quand on lit la définition=10&cHash=2d3947ed16] proposée par Archimag, ne trouvez-vous pas que l’on peut y reconnaître nombre de tâches qui nous occupent ? C’est vrai, ce n’est à proprement parler de la gestion des connaissances que nous faisons, mais plus que les tâches, c’est l’état d’esprit qui va de pair avec cette notion qui m’invite à penser que c’est ce vers quoi nous allons tendre et cela demande des capacité d’animation et de pilotage, de bonnes connaissances des solutions informatiques, et bien sûr une bonne connaissance de l’établissement d’exercice. Pour le reste (la gestion des ressources),on est supposés connaître, mais pour être présents dans les espaces info-documentaires virtuels, il faudra maîtriser la GED (Gestion électronique des documents)et bien d’autres outils à venir. Autrement dit, c’est d’une solide formation continue dont on besoin...et de rencontres pour échanger, mutualiser, progresser et faire évoluer nos représentations. Merci Didier d’avoir lancé le débat, en souhaitant qu’il se poursuive dans ces pages, ou ailleurs !